Oh, un blog !

Je m'la raconte. J'vous la raconte, ma vie ..

vendredi, novembre 10, 2006

Bla-bla d'un dur réveil ...


10h : Le haut-parleur vient d'annoncer que la circulation des métros est perturbée. Le type a par contre oublié de dire que mon réveil l'était aussi. Je suis en route pour le petit job que je me suis dégôté. Premier petit boulot ... mais à 17€/h, ça va hein, y a pas de quoi se plaindre quand on se lève le matin. Mais je me plainds quand-même :"Fais chier ouais !!". C'est marrant pour moi de faire ça, c'est complétement différent des stages en entreprise. Là, sans moi, ça déraillerait un peu. En stage, on s'en battait les steaks que je sois là ou pas. Et puis au Maroc, y a pas vraiment moyen de faire des petits boulots, c'est assez mal vu. "Malek aweldi, wakel, chareb, labess, kharej, l'virement frass ch'har, bghiti tguedded ?". Wa llaaa ... c'est pas ça. C'est assez gratifiant de gagner son propre argent. Le premier virement de l'employeur, c'est quelque chose quand même. Moi j'en suis content.

Ah en fait, je suis toujours à la station là. Non mais oh !! On s'réveille hein ! Donc, comme je vous disais, ce matin là, j'aurais préfèré rester dans mon lit à en lacher des bien bonnes.
Soudaincoup (hon hon hon), un groupe de 4 japonaises passe devant moi. Le retard du métro ne semble pas les déranger outre mesure. Elles parlotent joyeusement, elles se bidonnent à tour de rôle (oui oui, c'est très organisé).
Elles me rappellent étrangement les petits personnages chinois sur les bols de Taous.
Et puis, hein, elles pourraient aussi se mettre à 4 et m'achever à coups de nunchaku ...

Tssss ... je vous avais bien dit que je m'étais mal réveillé ...

PS : C'est la photo de la station où ce récit a été écrit. Faut plus perdre son temps sur ce blog. J'raconte que des salades. Et puis là en même temps, jamais personne n'en a reçu un octet.

mardi, novembre 07, 2006

Eurotrip


Ah j’ai bien mangé. Enfin, maintenant, quand je dis que j’ai bien mangé, ça veut dire que j’ai beaucoup mangé. Moi qui ai passé ma vie à attendre que la m’man me fasse des petits plats ou que Rabha me ramène mon thé dans ma chambre, je me rends compte à quel point était belle cette époque, et qu’elle est surtout révolue. Maintenant, même pour un verre d’eau, je dois me lever de mon canapé. Sacrilège. Dans la cuisine, j’ai même honte de cuisiner avec les autres.

Ah, je ne vous avais pas dit que j'étais en erasmus. Erasmus, c’est purement européen mais je me tape l’incrust’ quand même. Bah quoi … ce n’est pas parce que je suis un petit peu bronzé que je ne peux pas apprécier la philo de ce brave hollandais. Et puis, en même temps, j’en connais pas grand-chose de cet homme, ni pourquoi on a donné son nom au programme d’échange. C’est marrant, mais inconsciemment (oui, oui, c’est vrai), je me retrouve à faire l’intro de L’Auberge Espagnole sauf que je suis à l’Auberge … belge. Hé oui, mon école de Casablanca n’a pas trouvé de destinations plus attrayantes. Je préfèrerais de loin être à Barcelone ou encore Rio, mais il faut dire que Bruxelles ne me déplaît pas pour autant. De plus, chaque dîner est un fou rire. J’ai appris par exemple que spatule en hongrois, c’est « fakanal ». Alors imaginez le petit marocain tordu qui entend dans un anglais très approximatif :
- A fuck anal please.
- Oh … it’s amasing that you’re asking me for that … but it’s ok, let’s go upstair.
- No Anass, c’mon, I just need the wooden spoon …
- Z’êtes vraiment chiantes hein !!

Et puis, rien n’est plus marrant qu’une Cristina espagnole essayant d’exprimer le fond de sa pensée en français : “Je ne kemp’end pas porqué les allemands n’outilise pas leur voitire ».
Ou encore, Thomas l’autrichien : « Mais poukh moi, le fkhançais, c’est trkhès dûûûr. ». Limite les parodies de Nice People par Gad El Maleh.

Et puis, il y a moi. Hé oui, moi qui parle parfaîtement français. Donc face aux étudiants belges, ça donne ça :

- Et toi, tu viens d’où ? (phrase qui a pris 10 secondes à être prononcée)
- C’est bon hein, chuis pas mongolien. Va plutôt m’chercher une bière bien fraîche.
- Woah, mais tu parles français couramment.
- Il le faut, je viens du Maroc.
- Ooooh, tu nous feras une pastilla hein ? (avec genre un clin d’œil complice)
- Pastilla ? ouais ouais, c’est ça ! il faudra juste se lever de bonne heure … Tsss … même ma mère ne sait pas la faire. Et sinon, du Maroc, tu connais quoi d’autre ?
- Bah … heuuuu … (5 lourdes secondes) … et sinon, t’es venu comment à Bruxelles ?
- Justement, je voulais te demander où garer mon chameau.

C’est peut-être caricaturé, mais ce genre de personnes existe bel et bien. Heureusement que ce ne soit pas le seul specimen. Y a aussi ceux qui savent que t’en connais des bien bonnes sur les belges, et qui, du coup, s'acharnent à avoir l'esprit le plus vif possible, limite sur la défensive, sauf que les vannes au tac o tac ne leur réussissent pas trop.

Bon allez, je vais me chercher une bonne kriek fraîche.

lundi, novembre 06, 2006

Parce qu'il y a des jours comme ça ...

Je suis à la gare routière de Gallieni. Moi qui croyais que prendre un ticket open, plus cher, pourrait m’éviter d’attendre et de rentrer à Bruxelles quand je l’entendais. Et bah cette fois ci, c’est dans le cul que je l’ai. Bref, là je suis dans un café pourri, à attendre que le long périple en car commence.

Je croyais que les dimanches étaient moins tristes à Paris. Mais décidément c’est la même chose partout. Les gens ont tous (ou toutes ?) ces mines grises et déjà la rage contre le réveil du lendemain.

Autour de moi, tout un petit monde. A commencer par un vieux qui vient de me taxer une clope juste avant d’écrire cette phrase (bah non, en fait, j’allais en écrire une autre …). Il y a aussi tous ces jeunes qui comme moi sillonnent les routes le week-end. Les uns avec leur roman SNCF, d’autres à griller leurs cigarettes les unes après les autres. Je n’oublierai quand même pas ces pigeons qui n’ont rien à picorer si ce n’est les quelques cendres de clopes qui traînent par terre. Les pauvres … Quoi pauvre ? Et moi qui … non, non, stop !!

Là, je fais un autre paragraphe, vu que je vais parler de … moi. Hé oui, ma petite personne en vaut bien un. Moi, j’attends. Moi, ça me fait chier d’attendre. Moi, je mérite mieux que d’attendre. Moi, je veux rentrer à la maison. Moi, j’ai envie de pisser. Moi je n’ai plus rien d’autre à dire, mais je n’en pense pas moins.

Désolé de t’avoir fait perdre ton temps, petit internaute, qui, par malheur, s’est retrouvé à lire mon blog. J’espère que la prochaine fois, tu seras moins déçu.

dimanche, novembre 05, 2006

Voilà, c'est fait !


Ceci est mon premier message. C'est quand même bizarre d'écrire un billet que peut-être personne ne lira. Ce n'est pas pour autant que je vais me lâcher à vous dire le grand secret de ma vie ... tout simplement, parce que je n'en ai pas.

Sur ce blog, que vous raconterai-je ? Ma vie ? Peut-être ...

Ca me ferait plaisir que ce soit un lieu où l'on se croise, où l'on commente, une sorte de rue piétonne virtuelle. Mais ce n'est pas ma motivation première.

Je suis casablancais à Paris en ce moment, à Bruxelles dans quelques heures, à Casablanca dans quelques mois ...

Je ne m'adresse encore à personne. Donc, pour ce blog, je n'ai encore rien à promettre ...